Le syndrome du cadavre ambulant, une maladie rare qui fait croire à une personne qu’elle est morte

syndrome de CotardVoici une maladie sortie tout droit d’un film d’horreur ! Et pourtant elle existe belle et bien !
Appelé également syndrome de Cotard, le syndrome du cadavre ambulant
est une forme de trouble mental qui persuade les personnes atteintes qu’elles sont décédées ou immortelles, ou que certains de leurs organes sont pourris.

Ce trouble aussi rarissime qu’étrange, se caractérise par l’apparition d’un ou plusieurs délires totalement dénués de sens et généralement liés à la mort.

Si le problème n’est en règle générale que d’ordre mental, il peut avoir des conséquences physiques dramatiques : pensant qu’ils sont déjà ou quasiment morts, les patients négligent leur hygiène personnelle et leur santé physique.

La sensation d’être mort qui se manifeste par une déconnexion importante avec la réalité ne peut pousser qu’à des actes insensés : non alimentation, non hydratation, suicide…

Ce syndrome a été décrit pour la première fois en 1882 par le neurologue français Jules Cotard suite à la découverte d’une patiente, qui pensait ne plus avoir de cerveau, ni nerfs, ni buste, ni estomac, ni intestins… Pensant qu’elle était éternelle, elle a cessé de s’alimenter et en est finalement morte.
Les zones d’ombre concernant la maladie sont nombreuses mais de ce que l’on sait, c’est que ce trouble peut survenir du jour au lendemain et qu’il est surtout fréquent chez des personnes souffrant déjà de troubles mentaux, de dépression clinique ou de maladie neurologique.

Les scientifiques pensent qu’il serait lié à un dysfonctionnement dans deux aires du cerveau : le gyrus fusiforme qui intervient dans la reconnaissance des visages et l’amygdale qui est associée aux émotions. A cause de ce dysfonctionnement, les patients ne ressentiraient plus aucune émotion, ni de sentiment. C’est cette absence d’association qui conduirait alors à une déconnexion de la réalité et à l’apparition de la sensation d’être mort ou de ne plus exister.

Cependant les symptômes sont très variables d’un patient à l’autre, ce qui rend compliqué le trouble à traiter. S’il n’existe pas de réel traitement, les médecins ont toutefois réussi à soigner des patients à l’aide d’antipsychotiques, d’antidépresseurs et de traitement par électrochocs. Mais les symptômes peuvent tout de mémé persister chez les malades.

L’étrangeté du syndrome est vraiment à donner des frissons et pourtant derrière cette horreur se cache probablement une maladie que nous connaissons très bien : la dépression !

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